78. Les mammifères de la Namibie (Part. 1)

MAMMIFERES
La « faune africaine » ne se tient pas seulement dans les limites des réserves.
La Namibie n’a pas oublié qu’elle est aussi une terre africaine, celle des lions et des éléphants, des girafes et des guépards…

Babouin chacma
Papio cynocephalus ursinus
Avec une taille au garrot de 75 cm pour les plus grands, et un poids pouvant atteindre 45 kg chez les mâles, les babouins chacma sont parmi les quatre plus grands singes africains. Ils se déplacent en bandes pouvant compter 150 individus, dominées par un ou plusieurs mâles. Hormis la côte, les babouins occupent l’ensemble du pays. Omnivores et opportunistes, ils se nourrissent de tout ce qu’ils peuvent se procurer, aussi bien fruits, feuilles, que petits animaux, voire cadavres. Leur seul véritable prédateur est la panthère, qui surveille les jeunes ou les adultes isolés. En groupe, les babouins font face, n’hésitant pas à se servir de branches pour faire fuir leur ennemi.
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Mangouste

Vervet
Cercopithecus aethiops
Leur masque noir tranche sur leur pelage clair. Les vervets ne fréquentent en Namibie que les zones proches des deux fleuve frontaliers et le Caprivi. Diurnes, ils se promènent en groupes de 20 ou 30 individus à la recherche de baies, de fruits, d’insectes et de petits animaux. Peu craintifs, ils s’approchent des campements pour quémander quelques résidus de repas. Le soir, les familles se regroupent dans les arbres pour dormir. Les mâles portent un scrotum bleu clair facilement repérable.

Phacochère
Phacocherus africanus
C’est le plus commun des suidés ( famille des cochons et sangliers) sauvages d’Afrique. Les longues têtes de phacochères sont étrangement déformées par de grosses verrues. Et les défenses arborées par les mâles terminent de leur donner cette tête si singulière. Accoudé sur leurs antérieurs, ils passent de longues heures à brouter les herbes courtes ou à dénicher les fruits tombés. Un puissant groin leur permet de déterrer racines et tubercules. Principalement dispersé dans le nord-est du pays, il n’est pas rare de surprendre une famille occupée à fourrager. Mais rien ne vaut l’inénarrable spectacle d’une troupe fuyant, en file indienne, les queues dressées comme des antennes.
Gnou

L’Ecureuil fouisseur du Cap
(Xerus inouris)
Présent dans les zones semi-arides de la Namibie, du Botswana et de l’Afrique du sud, l’écureuil fouisseur vit en colonies comptant de cinq à une trentaine d’individus. Actif surtout le matin et le soir, il cherche à hauteur du sol, les fruits, graines, bulbes ou œufs dont il se nourrit. Chaque animal dispose généralement d’un terrier dont il ne s’éloigne guère de plus d’une centaine de mètres. A la moindre alerte, il s’y réfugie. Les mâles ont cependant tendance à se déplacer d’une colonie à l’autre, alors que les femelles écureuils se servent de leur queue en panache, comme d’un véritable parasol. Peu farouches, il est facile de les observer au bord de la route, en train de faire « la chandelle » - il guette en se tenant debout – ou dans les aires de camping, où ils chapardent quelque nourriture.

Hippopotame
Hippopotamus omphibius
En Namibie, il n’est présent que dans le Caprivi, où ses populations ont tendance à diminuer. Même s’ils se tiennent quelquefois au bord de l’eau, les hippopotames passent la majeure partie de leur journée immergés. Ils peuvent rester au maximum une quinzaine de minutes en apnée. En fin de journée, ils sortent de leur bain quotidien pour brouter l’herbe, pouvant avaler jusqu’à 60 kg de végétaux. Les associations de femelles semblent être la base du groupe. Les mâles se battent entre eux pour la formation de harems. La bâillement est alors un comportement rituel de domination.

Elands
Tragelaphus oryx
Eland
Avec une taille atteignant 1,70 m au garrot, l’éland du Cap est, sans conteste, la plus grande des antilopes, certains mâles pouvant atteindre une tonne. Si les deux sexes portent des cornes, celle du mâle sont plus imposantes. La robe, brun-clair, porte des rayures blanches sur le dos. Les élands vivent en troupeaux assez lâches, d’une vingtaine d’individus au maximum. Il n’est pas rare de croiser un vieux mâle solitaire. Leurs ennemis principaux sont les lions et les lycaons. Les autres prédateurs doivent se méfier des mères qui défendent avec vigueur leur veau, n’hésitant pas à faire face à plusieurs individus.

Grand koudou
Tragelaphus strepsiceros
Les longues cornes spiralées des mâles peuvent atteindre 1,80 m, pour un animal dont la taille n’excède pas 1,50 m. Les grands koudous forment de petites troupes d’un dizaine d’individus. Présent dans presque toute la Namibie, le grand kou

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